Un événement devenu incontournable pour l'attractivité des métiers agricoles
Lancées en 2021, les JNAgri sont coorganisées par #AgriDemain et Make.org avec le soutien du Ministère de l'Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de la Forêt. Elles sont devenues un rendez-vous privilégié d'échange entre le grand public, les scolaires et l'ensemble des professionnels du secteur.
La 6e édition 2026 se tient sur le thème « L'agriculture demain : quel avenir dans nos assiettes ? » et propose plus de 2 000 événements organisés à destination du grand public et des professionnels. L'édition 2025 avait réuni plus de 220 000 visiteurs, soit une hausse de 18 % par rapport à 2024, avec près de 2 000 événements sur tout le territoire.
Ce n'est pas un événement de niche. C'est une mobilisation nationale qui touche des publics très variés : familles, scolaires, demandeurs d'emploi en reconversion, actifs qui songent à changer de voie. Pour un exploitant agricole ou un groupement employeur, les trois jours qui viennent de s'écouler ont probablement généré des dizaines d'échanges informels avec des personnes sincèrement intéressées par les métiers du secteur.
La question est : qu'est-ce qui se passe après ?
Un secteur sous tension démographique qui ne peut pas se permettre de rater ces candidats
L'intérêt de capitaliser sur les JNAgri n'est pas une question de communication : c'est une urgence structurelle. Un chef d'exploitation ou d'entreprise de travaux agricoles sur deux partira à la retraite d'ici 2030, selon France Travail, qui a présenté en février 2026 une feuille de route inédite co-construite avec l'ensemble des acteurs de la filière pour répondre à ce défi du renouvellement des générations.
D'ici 2030, plus d'un tiers des exploitants agricoles atteindront l'âge de la retraite, soit plus de 160 100 exploitants. Et les flux d'installation ne compensent pas les départs : pour trois agriculteurs qui partent à la retraite, seul un jeune s'installe.
Côté salariés, la tension est tout aussi réelle. L'agriculture prévoit 193 000 recrutements en 2026, avec 39 % de projets jugés difficiles par les employeurs. L'enjeu est à la fois économique, territorial et générationnel. Les viticulteurs, arboriculteurs et ouvriers agricoles représentent à eux seuls 83 820 projets de recrutement en 2026, plaçant ces métiers au 3e rang des professions les plus recherchées en France.
Chaque visiteur des JNAgri qui repart avec une vocation sans trouver de suite concrète est un candidat potentiel perdu.
Le frein que personne ne mentionne : le logement
Les employeurs agricoles savent que leurs métiers souffrent d'un déficit d'image. Les JNAgri contribuent à corriger cela. Mais une fois l'intérêt suscité, un obstacle pratique surgit systématiquement : le candidat qui vient de découvrir votre exploitation lors d'une porte ouverte ne peut souvent pas se loger à proximité.
Les exploitations peinent à recruter, freinées par le manque de logements et les contrats courts. Cette réalité est particulièrement prégnante dans les zones à forte activité agricole : littoral viticole, bassins maraîchers, zones d'élevage intensif : des territoires où le parc locatif privé est soit inexistant, soit inaccessible aux salaires d'entrée dans le secteur.
La région Nouvelle-Aquitaine est celle qui comptait, en 2025, le plus d'exploitations en recherche de main-d'œuvre avec 44 450 projets de recrutement, tandis que les Pays de la Loire et la Corse sont les régions où les difficultés à recruter sont les plus importantes. Ces bassins d'emploi sont aussi, précisément, des territoires où le logement est rare ou cher.
Un ouvrier agricole débutant, rémunéré au niveau des minima de la CCN Production agricole et CUMA (IDCC 7024), ne peut pas absorber un loyer en zone tendue tout en acceptant un premier poste. L'offre d'emploi reste sans réponse , non pas par manque d'intérêt, mais par impossibilité concrète de s'installer.
Ce que dit la convention collective sur le logement de l'ouvrier agricole
Sur le plan juridique, la CCN Production agricole et CUMA (IDCC 7024) constitue le texte de référence pour la grande majorité des ouvriers agricoles salariés. Elle s'applique notamment aux exploitations de culture et d'élevage, aux établissements de transformation, conditionnement et commercialisation des produits agricoles, ainsi qu'aux structures d'accueil touristique situées sur l'exploitation, y compris d'hébergement et de restauration.
La CCN intègre la notion d'avantage en nature dans la rémunération globale : l'avantage en nature logement, lorsque le salarié est logé sur l'exploitation, est pris en compte dans la rémunération et doit être évalué et déclaré conformément aux règles applicables. Dans le secteur agricole, c'est la MSA (Mutualité Sociale Agricole) et non l'URSSAF qui assure le recouvrement des cotisations — une particularité importante pour les exploitants, qui doivent appliquer les barèmes MSA d'évaluation des avantages en nature, distincts dans leur fonctionnement du barème URSSAF du régime général.
Cette spécificité du régime agricole est souvent source de confusion pour les employeurs, qui hésitent à structurer cet avantage faute de visibilité sur les règles applicables. C'est pourtant un levier puissant : un logement fourni sur l'exploitation, correctement évalué et déclaré, représente pour le candidat une valeur immédiate qui dépasse souvent le coût pour l'employeur.
Transformer la visite en candidature : le logement comme argument de recrutement post-JNAgri
Les JNAgri créent une fenêtre d'opportunité courte. Les visiteurs qui ont passé une matinée sur votre exploitation sont en état d'ouverture : ils ont vu le métier de l'intérieur, rencontré des professionnels, peut-être envisagé une reconversion. Mais dans les jours qui suivent, les freins concrets reprennent le dessus.
Voici comment structurer une réponse opérationnelle immédiate :
1. Mettre en avant le logement dès le premier contact. Une offre d'emploi qui mentionne explicitement « logement fourni sur l'exploitation » se distingue de manière radicale des offres concurrentes, particulièrement pour les candidats en mobilité ou en reconversion qui ne sont pas encore installés dans la région.
2. Préparer une fiche avantage claire. Le candidat a besoin de comprendre ce que représente concrètement le logement dans sa rémunération nette : quelle surface, quel type d'hébergement, quel montant est retenu sur le bulletin, quel loyer réel cela lui évite de payer. Cette transparence rassure et concrétise.
3. Anticiper le cadre social et fiscal. C'est là qu'un accompagnement spécialisé fait la différence. La déclaration de l'avantage logement à la MSA, le choix entre méthode forfaitaire et valeur réelle, les conditions d'une éventuelle exonération partielle en cas de nécessité absolue de service, autant de questions que Toppla aide les exploitants à trancher sans risque de redressement.
Ce que Toppla apporte aux employeurs agricoles post-JNAgri
Le moment est bien choisi. Les JNAgri viennent de créer un flux d'intérêt. France Travail invite aujourd'hui les exploitations à ouvrir leurs portes pour que des chercheurs d'emploi, des actifs ou des personnes prêtes à se reconvertir puissent vivre une expérience et échanger avec des agriculteurs pour se reconnecter à la réalité des métiers et des perspectives que propose l'agriculture.
Mais ouvrir les portes ne suffit pas si la porte de sortie mène vers un marché du logement inaccessible. Le rôle de Toppla est précisément de transformer l'avantage logement en argument de recrutement structuré : cadrage juridique, évaluation conforme, intégration au bulletin de paie, accompagnement du salarié dans sa prise de poste.
Pour un exploitant ou un groupement employeur qui vient de recevoir des dizaines de visiteurs intéressés début juin, c'est la pièce manquante du dispositif de recrutement.
Sources mobilisées
Journées Nationales de l'Agriculture 2026 — programme et chiffres clés, agriculture.gouv.fr : agriculture.gouv.fr/journeesagriculture et journeesagriculture.fr
Chambres d'agriculture France — édition 2025 : 220 000 visiteurs, +18 % : chambres-agriculture.fr
Enquête BMO 2026, France Travail — communiqué agriculture, 193 000 recrutements, 39 % difficiles : francetravail.org
France Travail BMO 2026 — viticulteurs, arboriculteurs et ouvriers agricoles : 83 820 projets, 3e métier le plus recherché : chooseandconnect.com
France Travail — plan renouvellement des générations agricoles, présenté le 25 février 2026 au Salon de l'Agriculture : francetravail.org
Chambres d'agriculture France — renouvellement des générations : 160 100 exploitants à la retraite d'ici 2030 : chambres-agriculture.fr
CCN Production agricole et CUMA (IDCC 7024), entrée en vigueur le 1er avril 2021 : Légifrance / juritravail.com
Bilan emploi agriculture Pays de la Loire — tensions recrutement, manque de logements : pro.choisirmonmetier-paysdelaloire.fr



